Non à la Barbarie

Publié: janvier 7, 2015 dans Uncategorized

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Je ne sais pas dessiner…

J’ai envie d’écrire, de crier, d’hurler, de gueuler ma haine contre cette barbarie.

Non cet acte immonde n’est ni politique, ni religieux. Il est abominable.

Je veux savoir que nous pouvons continuer à dire, à écrire, à dessiner nos pensés, librement, sans crainte, sans risque, sans atteinte.

Je ne suis pas un lecteur fidèle de Charlie Hebdo.

Beaucoup de dessins m’ont fait rire, d’autres m’ont déplus (et alors…), certains m’ont troublé, interloqué…

Et alors… n’est ce pas là le rôle des journaux satiriques, des caricaturistes que de nous faire réfléchir, de nous titiller dans nos certitudes, de nous faire réfléchir à la Société dans laquelle on vit.

C’est la société toute entière qui doit faire bloc… Nous ne pouvons rester silencieux à ce geste de barbarie qui touche le cœur de notre démocratie.

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handicapAujourd’hui, bien que nous en parlions peu il se trouve que c’est la journée internationale des personnes handicapées…

Vous savez c’est 12 millions de personnes qui en France attendent vainement l’autorisation d’être purement et simplement citoyens, tous ceux qui parce que, notre société ne sait ou ne souhaite pas les inclure, attendent inlassablement un seule chose : l’accès à leur droits les plus élémentaires.

Mais savons nous vraiment ce qu’est la vie d’une personne en situation de handicap???

Je ne parlerai pas ici ni de maladie, ni de douleurs ni de soins, mais simplement de ce que chacun d’entre nous connais,  je ne parlerai que de la Vie.

Alors que peut bien être la vie d’une personne en situation de handicap??? je la résume ainsi, il s’agit d’une vie « sous autorisation » ou plutôt d’une vie qui dépend de l’autorisation des tiers… de celles et ceux qui se considérant comme « sachant » décident quotidiennement de ce que sera la vie de millions de personnes, souvent à l’encontre de propres envies.

D’abord pendant la grossesse où dans la prime enfance, lorsque le handicap survient ou est découvert… le droit de vivre… Je suis toujours partagé sur la décision à prendre lorsque le handicap est découvert anténatal… entre tentative eugénique d’avoir une espèce humaine « sans défaut », et incapacité compréhensible de certains parents d’envisager un avenir avec et pour un enfants lourdement handicapé…  Mais dans une Société réellement inclusive, une société adaptée à chacun de ses membres, une société solidaire et non dans la pitié et la charité, le choix de ces parents serait bien plus simple. Lorsque l’on sait que son enfant aura toutes ces chances pour grandir, s’épanouir, apprendre… VIVRE, sans contraintes malgré le handicap… alors on l’accompagne sur le chemin de cette vie qui s’ouvre à lui, comme n’importe quels parents avec n’importe quel enfant. Le Handicap ne sera pour lui qu’une particularité supplémentaire, identique à sa couleur de cheveux, il fera simplement partie de sa personne sans pour autant la définir.

Ensuite, il faut pour toute personne en situation de handicap, obtenir LE sésame, celui sans lequel la vie sera encore plus compliquée… la Reconnaissance de handicap

Sans cette démarche, la personne en situation de handicap n’est rien… Il faut donc que la société nous autorise à être en situation de handicap (sans pour autant reconnaître son implication dans la création du processus de situation de handicap…).

Cette reconnaissance, attribuée par des « experts » sur une base essentiellement médicale (ce qui est déjà critiquable) n’est pas croyez le un passe droit, un ouvre porte à tout va… voir même dans certaine situation il est enfermant, excluant, isolant…

Je le sais… beaucoup pense que cette reconnaissance est un passe droit, sans compter sur le sésame des sésame, la carte de stationnement, tellement enviée, tellement copiée, tellement falsifiée..

Mais cette reconnaissance est surtout le début d’une longue vie de justification…

Pour l’obtenir, il faut prouvé le handicap… normal me direz vous, mais tellement difficile de démontrer la hauteur de la gène occasionnée par un handicap, dont lorsqu’il se voit, ce que l’on voit n’en est que la partie immergée de l’iceberg.

Ensuite pour le garder… il faut prouver tous les cinq ans que nous sommes toujours en situation de handicap… aucun répit donc, tous les cinq ans notre administration oblige les personnes à se replonger dans le handicap, dans cette situation qui fait d’elles des être différents au yeux de notre société. Imaginez la personnes amputée obligée tous les cinq ans de justifier que sa jambe n’a pas repoussé…

La justification va s’accroître dans la vie de la personne en situation de handicap. Outre justifier son handicap elle va aussi devoir justifier un peu partout ces besoins, ces envies…

Depuis 2005, et sur le principe c’est une bonne chose, nous avons vu arrivé le principe de la compensation.

A la base ce principe est simple, c’est la collectivité qui compense la « marche » en la déficience de la personne et la Société dans laquelle elle vit. La Société comble le trou …

Sauf qu’au delà de cette idée, les réalités financières ont pris le dessus… et la compensation est limités aux restrictions qui lui sont apportées.

Du coup la compensation s’appuie sur « le projet de vie » de la personne… Que souhaite elle faire de sa vie pour les cinq années à venir… vous savez vous ce que vous souhaitez faire de votre vie pour les cinq ans à venir??? Moi NON…

Pour chaque chose que l’on souhaite faire, il faut ensuite justifier pourquoi nous avons besoin de tel ou tel dispositif, de tel ou tel soutien, …

Emploi, scolarité, engagements associatifs, vie sociale, rien de doit être oublié.

Ensuite il faut attendre… la fameuse autorisation le courrier qui dit c’est bon, vous êtes reconnu en situation de handicap, et vous avez bien justifié vos besoin, nous allons en partie les compenser…

Pour ce qui est de la scolarisation… rien de plus compliqué… si nous parvenons à obtenir la reconnaissance et l’attribution d’une auxiliaire de vie scolaire (lorsqu’il y en a besoin et ce n’est pas le cas pour tous les enfants en situation de handicap), il faut désormais attendre l’autorisation de l’Inspection d’académie, qui a ou pas les AVS sous la main, de la Mairie, qui souhaite ou non accueillir l’enfant à la cantine, sur les TAP, à la garderie, dans les activité extra et péri scolaires.

Une fois dans l’emploi… une nouvelle autorisation, un nouveau « sésame » la RQTH… Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé… pour une fois que le handicap peut être considéré par notre société comme une qualité… mais de qualité nous n’avons que le mot…

Malgré cette reconnaissance, malgré l’obligation d’emploi de 6% de travailleurs handicapés dans les entreprises publiques et privées, les choses se corsent… Entre les employeurs qui ne connaissent pas le handicap, qui en ont peur, qui disons le s’en foutent ou n’en veulent pas, et les institutions pas plus intéressées par la question… Il semblerait que nous ayons le Droit de travailler mais pas forcément l’autorisation de le faire.

Et pendant ce temps, alors que certains cherche à faire profiter les employeurs de leurs compétences, ces derniers sont plus occupés à faire la chasse aux « RQTH » auprès de leur personnel… oubliant même que là pour le coût la personne en situation de handicap est la seule à décidé si oui ou non elle souhaite la communiquer…

Du coup si « RQTH » et employeurs se rencontrent… il y a encore une autorisation à obtenir… celle de la médecine du travail… Apte ou inapte… la fameuse question, qui doit être tranchée par des médecins méconnaissant à  la fois l’entreprise, la personne et le handicap… mais c’est bien elle qui tien entre ces mains la vie professionnelle du salarié.

Si toutefois, il nous est reconnu l’incapacité de travailler, et qu’il nous est autorisé de toucher soit une pension d’invalidité, soit une allocation adulte handicapé, nous devons nous réjouir que la Société nous autorise à toucher ces quelques subsides inférieur au seuil de pauvreté… sans compter que pour ce qui est de l’AAH, là ne demandons surtout pas l’autorisation de nous marier, elle nous serait accordée avec en contre partie une diminution de cette allocation nous permettant désormais de ne plus vivre sous les autorisation perpétuelle de la Société, mais sous celle issu de notre nouvelle dépendance à l’être que nous aimons. Et oui, on a le droit d’aimer, mais attention aux conséquences. Si ils nous épouse c’est pour le meilleur et pour le pire, mais surtout pour financer notre vie, nos plaisir…

En parlant d’amour, avec ou sans mariage, se fait souvent sentir le désir d’enfants… et là on recommence avec les éternelles justifications… oui malgré le handicap et/ou la maladie, nous devons expliquer que nous souhaitons un enfant, que nous saurons nous en occupé… voir pire il nous faudra expliquer que note handicap n’est ni génétique, ni transmissible et que le futur enfant à venir ne risque rien.

Rajouter à cela que pour beaucoup notre Liberté fondamentale de nous déplacer, de vivre dans notre citée est soumise à l’autorisation de nos élus de bien vouloir prendre en compte (en non en charge) notre situation de handicap…

Voilà, j’ai certainement omis bien des champs des autorisations nécessaires à la vie d’une personne en situation de handicap dans notre société.

Et pendant que j’y suis, il serait bon un jour que citoyens, politiques, institutions cessent de voir le handicap comme une CHARGE… les personnes en situation de handicap n’ont aucune besoin d’être pris en charge mais uniquement d’être PRIS EN COMPTE… mais j’y reviendrait plus tard

Vidéo  —  Publié: décembre 1, 2014 dans Handicap, Revue de Presse

Ce discours a été écrit et prononcé le 19 Novembre 2014 dans le cadre de la remise de la Première pelle d’Or dans le Loiret, une actions visant à promouvoir l’accessibilité.

Bonjour à Tous !

Je déclare la Première cérémonie des Pelles d’Or Ouverte.

C’est un grand honneur qui nous est fait de remettre aujourd’hui cette haute distinction aux différents acteurs qui ont permis avec tout le succès que nous devons leur reconnaître pour le moment, l’enterrement de la loi de 2005. Cette loi dont le seul défaut, doit être à leurs yeux de nous permettre une égalité des droits entre tous les citoyens.

Aujourd’hui nous sommes donc réunis devant l’adresse de la Chambre Régionale du Centre de la Fédération des Promoteurs Immobiliers.

Dans un courrier au Préfet du Nord, la FPI dénonçait les normes comme une barrière à la production de logements neufs dans des délais et à des prix acceptables pour l’ensemble de nos concitoyens ».

Faut-il rappeler à la FPI que parmi l’ensemble des concitoyens se trouvent un grand nombre de personnes privées de logement à cause du manque d’application des normes.

Force est de constater que dans l’immobilier, la FPI n’est pas la seule à ne pas vouloir loger celles et ceux dont la vie dépend de l’accessibilité.

En effet, cette première pelle d’Or pourrait être collective.

Comme ce titre est très disputé, le jury a décidé de nominer deux autres ex-æquo.

L’Union Nationale de la Propriété Immobilière, UNPI… dans un dossier qui date de 2012 et dans le même registre elle indiquait je cite :  « Au nom d’un objectif, l’accessibilité de tous au logement, on interdit de fait la construction de logement accessible à tous. L’Accessibilité physique a tué l’accessibilité financière. »

Bientôt nous nous entendrons peut être accusés d’être la cause de la hausse du prix de l’immobilier depuis tant d’année…

Doit-on entendre que le droit au logement pour tous devrait être remis en cause ??? (Encore faudrait il qu’il ai été appliqué).

Doit on entendre que les personnes ayant besoin de logements accessibles doivent se limiter aux quelques miettes de ghettos que certains promoteurs pourraient avoir la bonté de nous laisser ???

Enfin une autre perle parmi d’autres attribuée à Monsieur Alain DININ, PDG de la Société NEXITY qui ne cesse de clamer sur les ondes que construire accessible coûte trop cher, et qu’il faut donc revenir sur les normes d’accessibilité et sur la loi handicap. « L’Egalité a un prix que les promoteurs ne sont pas prêts à payer ».

Et bien aujourd’hui j’ai envie de dire : Mesdames et Messieurs les promoteurs, et professionnels de l’Immobiliers RASSUREZ VOUS !!!

Vous avez été il faut le dire d’une efficacité sans faille …

Vous avez été parfaitement entendus. L’Egalité des droits semble effectivement avoir un prix que personne- pas même l’Etat- ne semble prêt à payer.

Nous nous devons de vous féliciter, vous et l’ensemble de vos partenaires politiques et institutionnels qui depuis des années remettez en cause notre liberté de déplacement, de se loger, … de vivre.

Vous avez été entendus.

Non seulement la loi de 2005 est aujourd’hui repoussée par des délais pouvant aller jusqu’à 15 ans voir plus, mais en plus ces normes que vous, vous décriez mais qui nous, nous permettent simplement de vivre sont rediscutées, détricotées, remises en cause.

J’ai envie de vous raconter une histoire VRAIE… Ici dans le Loiret à Orléans vivent Monsieur et Madame R. Ils sont propriétaires de leur appartement dans une résidence privée, gérée par un syndic de copropriété.

Monsieur R est en situation de handicap suite à un accident.

Il a sollicité son syndic à plusieurs reprises pour voir s’il était envisageable de travailler sur l’accessibilité de la résidence. Le syndic ne lui apporte comme seule réponse une proposition d’évaluer le prix de son logement pour le revendre…

Aujourd’hui Monsieur R est cloîtré chez lui, ne pouvant plus franchir les quelques marches du hall de la résidence… Au-delà des lois et des normes où est l’humanité du secteur de l’immobilier face à ses situations ???

 

Aujourd’hui nous sommes là, personnes en situation de handicap, familles, citoyens, défenseurs des droits humains pour vous dire combien notre colère est grande, combien notre combat sera fort parce qu’il en va simplement de notre liberté et de notre égalité.

LIBERTE – EGALITE – ACCESSIBILITE

 

Merci à Tous »

Vidéo  —  Publié: décembre 1, 2014 dans Handicap, Revue de Presse

A Vous qui étiez sur le chemin

Publié: juin 28, 2014 dans Uncategorized

A une semaine de me marier, me vient l’envie de faire le bilan de toutes ces années qui viennent de s’écouler.

Au moment d’ouvrir un nouveau livre de ma vie, j’ai envie de regarder au dessus de mon épaule.

J’en ai rencontré du monde dans cette vie. Vous êtes nombreux à avoir croisé mon chemin, à avoir cheminé à mes cotés ou à avoir tenté de barrer ma route.. (ces dernier n’attendez rien ni de moi, ni de texte)

Je ne vais pas citer de nom… ma mémoire défaillante quelques fois risquerait de vexer quelques uns. Mais vous êtes nombreux dans mon cœur. Vous qui m’avez tellement apporté et qui pour certains continuez encore aujourd’hui. C’est fou ce que j’ai grandit à vos côtés.

Aussi loin que je m’en souvienne, vous avez été dune richesse, d’une force… Ces Amitiés dont les fondement d’une vie.

A votre contact j’ai appris, j’ai granit, je me suis forgé.

C’est avec chacun de vous que j’ai fait de ma vie ce qu’elle est aujourd’hui, que j’ai acquis mes convictions, que j’ai construit mes combats.

Ma famille n’a cessé de e donner de bonnes fondations et mes amis m’ont permis de bâtir les murs.

Il reste dans mes cartons, qui se sont épurer naturellement au fil des déménagements, quelques photos, quelques lettres retraçant ces rencontres.

Même si pour certains la Vie nous a éloigné, vous êtes des plus présents dans mon cœur. Je sais ce que je vous dois, je ne l’oublierai jamais.

Aujourd’hui, aux cotés de celle qui m’accompagne dans ma vie, celle avec qui nous bâtissons une nouvelle route, notre route, celle qui a su prendre mon cœur (et le mec qui va avec…), aux cotés de notre fils, ce petit être formidable, je peux vous dire que tout va bien.

Vous m’avez à votre manière accompagné jusque là, jusqu’à ce bonheur que j’ai tant cherché… sans vous je n’y serait pas arrivé.

Chacun d’entre vous se reconnaîtra dans un geste ou un mot… vous avez su être là dans les bons moments, mais aussi dans ceux où le désespoir ‘envahissait… vous m’avez permis de rester là, du bon coté de la barrière, de ne pas tomber dans des abîmes desquelles je ne serait certainement pas revenu.

Et à tous ceux qui ont disparus, à mes absents… Je ne fait pas parti des gens qui pensent que vous seriez encore là à mes cotés… Mais il est sûr que vos empreintes dont des plus indélébiles.

Vous qui êtes partis bien trop tôt, vous avec qui il y avait encore tellement de chose à vivre, vous qui m’avez fait faux bon et à qui j’ai d’ailleurs pu en vouloir. Votre vie continue dans mon cœur. J’essaye tant bien que mal de vous maintenir en vie à travers mes mots, à travers mes actions, à travers ma vie. A croire que si je cesse à mon tour, vous disparaîtriez définitivement.

 

 

 

La voix est libre : http://www.pluzz.fr/la-voix-est-libre.html